
Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs
| L’ancre et la voile | |||
|---|---|---|---|
|
Directeur de maison Gardien des Lieux Chroniqueur VIPère Bienfaiteur du WHP Élu des Fantômes Les FPS de Noël ![]() ![]() 5e année
|
Titre : L’ancre et la voile
Créé : 14/05/2025 à 00:40:10 * Le vent n’avait pas frappé comme une bourrasque. Il s’était glissé, insinué. Une brise discrète, d’abord. Une caresse étrange sur la nuque, dans son bureau, alors que Proventus consultait une édition poussiéreuse de d'un livre au titre depuis longtemps oublié par quiconque d'autre que par lui, qui le savait dans sa bibliothèque et qui le dévorait depuis qu'il avait quelques années. C'était une des reliques du passé qu'il conservait, un de ses secrets de quand il était enfant qu'il avait réussi à prendre avec lui chaque fois qu'il en avait l'occasion. Un roman qu'il aimait tellement qu'il pouvait passer ses nuits à le lire sans arrêt. Mais on l'avait coupé dans sa lecture. Puis il sentit une vibration plus nette, comme un frisson à l’envers, au moment où il posait son pied sur le sol, comme si un tremblement de terre léger couvait quelque part. Il connaissait les courants d’air du château. Ceux qui transportent les conversations mal chuchotées, les soupirs d’élèves déçus, les murmures des tableaux qui pensent qu’on ne les écoute pas, les amours des professeurs et d'autres membres du personnel qui se croient à l'abri des conversations indiscrètes. Mais ce vent-là n’était pas du château. Il ne venait ni de l’est ni de l’ouest. Il ne portait ni l’odeur de la forêt, ni l’humidité du lac, ni même la poussière de la pierre. Il portait quelque chose d’ancien, de plus ancien que tout le reste. Il avait essayé de l’ignorer. Cela n’avait pas marché. Les pages de son livre avaient recommencé à tourner toutes seules. La chandelle à côté de lui s’était inclinée vers le bas, comme saluant une présence invisible. Et puis... ce bruit. Léger. Presque un sifflement. Comme un chant de flûte oublié, comme des silhouettes de faune dansant dans le feu. Alors il s’était levé, résigné, avec la dignité lasse d’un vieil homme qui sait que la nuit lui sera volée. Il avait pris sa canne, qui n’était pas tout à fait nécessaire mais toujours utile pour claquer contre les dalles, et s’était mis en route. Lentement. Agacé de perdre les quelques heures de sommeil qu'il pouvait essayer de glâner nuit après nuit , bien sûr, mais aussi... curieux. Il gravit les escaliers de la tour d’Astronomie, pestant contre les marches trop étroites, les toiles d’araignée qui s’obstinaient à vouloir élire domicile sur ses manches, et ce fichu vent qui s’intensifiait à mesure qu’il montait. Il suivait le vent. Un vent en spirale. Un vent qui tournait, le menant haut, toujours plus haut. Le sommet était silencieux. Trop silencieux. Même les étoiles semblaient se taire. Il s’attendait à ne rien trouver. Une porte claquée, peut-être. Une chouette échappée de la volière pour la nuit qui trônait sur une lunette, à la limite. Mais non. C'était plus gros qu'une chouette. Dos tourné. Silhouette isolée dans l’obscurité brumeuse. Debout, sans trembler, face au vide. Le vent jouait avec ses cheveux en désordre. On aurait dit une esquisse à moitié effacée par l’air. Un personnage tiré d’un rêve mal compris. Elle devait l'attendre sans le savoir. * Mademoiselle Black.
* Quelque chose, quelque part, venait de se mettre en marche. Et ils étaient deux. Deux seuls, choisis, contraints ou appelés. Le souffle et la pierre. Il s’approcha, lentement, s’arrêtant à quelques pas d’elle. Le vent tournait autour d’eux. Vraiment. Il n’était plus simple rafale : il décrivait des cercles. La brume au sol commençait à s’épaissir. Le monde s’effaçait à la périphérie. * Vous l'avez senti aussi ? Famille, Devoir, Honneur Fier parrain de Forrest Ironbark et de Khanos Derrick, ce petit impertinent !
![]() Avatar par Willow ! |
||
|
Magizoologiste ![]() ![]() Adulte
PJS de Lylaee McNeil |
Titre : Re : L’ancre et la voile
Créé : 19/05/2025 à 01:30:57
La vie, c'est comme le vent : imprévisible. Lourde, brutale, intense, mais aussi calme, douce, fraîche, parfois en alternance, parfois le tout en même temps. Aujourd'hui, elle était électrique pour la nouvelle professeure de Vol, à l'instar de l'air. Des disputes pour des broutilles, des affaires d'enfants à gérer, une pile de corrections sans fin... Elyna était au bord de la crise de nerfs. Alors, elle avait fait ce qu'elle faisait le mieux. Elle s'était emparée de son balai et s'était envolée en direction de la nuit.
La vue était plutôt magnifique, là haut. Le château se dressait, imposant, étincelant des quelques lumières encore allumées, preuve du couvre-feu non respecté. La forêt le bordait, sombre et attirante, bruissant des créatures invisibles qui la peuplait. Le ciel étoilé drapait le portrait telle une cape. La Black ferma les yeux, bercée par cette beauté, et écarta doucement les bras. Le vent s'engouffra dans ses manches, chatouillant sa peau au passage, et fit voleter ses cheveux en tout sens. Elle prit une grande inspiration, espérant absorber un peu de la paix environnante. Son visage se crispa délicatement en une expression de déplaisir. Petite, Elyna aimait regarder son frère jouer avec son balai. Après avoir été pris dans l'équipe de Quidditch de Serpentard, il s'emparait de chaque occasion qui se présentaient à lui pour venter ses talents dans les airs. Tout le monde le félicitait, criant à tout va que personne n'avait jamais eu autant de prestance sur un bout de bois. Pourtant, la fillette qu'était alors Elyna voyait bien qu'il n'était pas brillant. Il était instable, tournait avec tant de violence qu'il manquait la chute à chaque fois et hurlait contre l'indomptable vent qui perturbait ses plans. En grandissant, la Black avait appris des erreurs de son frère et avait étudié le vent pour que ses gestes ne soient jamais entravés par celui-ci. Elle volait fluidement, librement, et ce qu'importait la météo. Mais ce soir, quelque chose dans l'air la fit raccourcir sa sortie nocturne. Elle atterrit par la fenêtre de la Tour d'Astronomie, soucieuse, et se dressa face au vide qu'elle contempla. Le vent tourbillonnait devant elle au même tempo que ses pensées dans lesquelles elle se perdit. Il lui semblait puissant, ce jour-là, comme porteur d'une terrible magie. Cela la fit frissonner tandis que son esprit cherchait à comprendre. Ce fut un bruit de pas qui la sortit de son état second. Puis, un murmure. Son nom, à peine soufflé, glissant dans ce vent étrange. Elle ne bougea pas, ne se retourna pas pour saluer Proventus Tal Moundine. Elle attendit qu'il la rejoigne. Ils étaient dans le même bateau. Lui aussi avait perçu l'étrangeté de cette soirée. D'un bref mouvement de la tête, elle répondit positivement à la question du vieil homme avant d'enfin se retourner. L'électricité lui sembla alors plus forte que jamais tandis que ses yeux soutenaient ceux de l'ancien professeur. Le vent nous parle.
L'intensité du moment lui sembla figée tandis que ses paroles flottaient dans l'air. Elle franchit lentement les quelques pas la séparant encore de l'homme et se plaça à ses côtés, face au doux paysage nocturne. Elle se concentra sur ce qu'elle percevait autour d'elle. Mais je crains de ne plus le comprendre... Qui se ressemble, s'assemble - Margaret
Le feu peut brûler - Catherine L'ancre et la voile - Proventus █ #476973 |
||
|
Directeur de maison Gardien des Lieux Chroniqueur VIPère Bienfaiteur du WHP Élu des Fantômes Les FPS de Noël ![]() ![]() 5e année
|
Titre : Re : L’ancre et la voile
Créé : 19/05/2025 à 09:41:35 * Elle était là, et il ne comprenait pas. Il y avait trop de silence dans sa présence. Pas de mot jeté comme une pique, comme il pouvait en avoir l'habitude avec d'autres collègues qui n'avaient pas toujours compris son retour au château. Pas de soupir, pas de posture faussement désinvolte. Juste elle, droite, face au vide, comme si elle faisait partie du décor depuis toujours. Comme si la tour avait été bâtie autour d’elle, comme si elle n'était que la flèche de la toiture, attendant sans fin les bourrasques du vent, la neige de l'hiver et la chaleur de l'été. Elle était droite et immobile, comme une statue de marbre gardant une entrée de bibliothèque, une porte de cave, un secret qui dormait. Et il avait l'impression qu'elle n'aurait jamais dû être là. Ce n’était pas un reproche. Ce n’était même pas un jugement. C’était quelque chose d'improbable. Il ne comprenait pas pourquoi elle était là, pourquoi elle, de tous les autres, avait senti le vent. A priori, rien ne les liait. Et pourtant, elle était là. Et il avait la désagréable sensation que ce n’était pas une coïncidence, que c'était quelque chose de voulu. Il aurait voulu rire de sa remarque, indiquant que personne ne comprenait le vent, que ce n'était pas une vraie langue, peu importe ce que pouvait éventuellement en dire un professeur de langues et dialectes. Un petit éclat sec pour se rassurer. Mais rien ne sortit. Le vent lui battait les tempes. Il y avait quelque chose dans l’air. Non, pas quelque chose, mais trop de rien. Trop de vide. Trop d’attente. Il la regarda brièvement. Elle ne le regardait pas. Elle fixait l’horizon, ou peut-être rien. Il ne savait plus. Le vent faisait danser ses cheveux. Ses yeux semblaient écouter quelque chose d’autre que lui. Il détourna le regard. Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ? Un goût métallique lui monta à la bouche. Il n’était pas malade. Il n’était pas vieux au point de sentir son cœur céder, peu importe ce que pouvait en dire les élèves et sa petite-fille. C’était autre chose. Une anxiété ancienne. Un écho. Une mémoire de peur venue de nulle part. Le vent tournait. Pas une simple bourrasque. Une circulation. Comme une grande respiration circulaire dont ils seraient le centre. Ses doigts se refermèrent sur sa canne. Pour se rassurer, se stabiliser. Pour ne pas être emporté par quelque chose qu’il ne voyait pas mais qui passait en lui. * Le vent...
* Il s’interrompit. Il n’avait rien à dire. Il jeta un œil vers Elyna, sans tourner la tête. Juste le coin du regard. Elle n’avait pas bougé. Et pourtant, tout dans le monde semblait s’être déplacé autour d’elle. * Qu’est-ce que vous faites ici ?
* C’était une vraie question. Pas une réprimande ou un piège académique. Juste la stupeur nue, celle d’un homme qui sent que quelque chose lui échappe. Et qui déteste cela. Il fit un pas de côté. Puis un autre. Quelque chose, dans sa poitrine, battait trop fort. Comme s’il se souvenait de quelque chose sans parvenir à l’identifier. Et pendant ce temps, dans leur dos, à quelques pas à peine, l’air s’épaississait. Une brume naissait. Lente. Violette. Elle ondulait comme de l’encre diluée dans l’eau. Et dans ce mouvement, très lentement, un cercle commençait à se dessiner. Un bord flou. Une courbe vivante. Un seuil. * Famille, Devoir, Honneur Fier parrain de Forrest Ironbark et de Khanos Derrick, ce petit impertinent !
![]() Avatar par Willow ! |
||
|
Magizoologiste ![]() ![]() Adulte
PJS de Lylaee McNeil |
Titre : Re : L’ancre et la voile
Créé : 04/07/2025 à 01:44:14 La question mit Elyna sur ses gardes. Malgré l'absence de toute forme d'agressivité dans celle-ci, elle se revoyait enfant, dans tous les lieux où elle n'aurait dû se trouver. Elle entendait encore ses parents se fâcher et sentait son cœur se serrer alors qu'elle prenait conscience du fait qu'elle n'était pas à sa place. Pourtant, dans cette situation précise, elle comprenait Proventus ; lui non plus n'aurait pas dû être là. Pas comme ça. Cette sensation grandissait en elle sans explication, sans base quelconque. Juste un sentiment. L'insomnie, M. Tal Moundine, l'insomnie...
Une réponse fade. Inutile. Ce n'était pas ce qu'il voulait savoir. Elle le savait. Elle le comprenait même. Mais elle n'avait aucune réponse à sa question. Que faisait-elle là, cette nuit précise ? Était-ce le destin qui l'avait poussée là ? Croyait-même en pareille force ? Ses poils se dressaient sur sa peau, sentant un danger qu'elle ne percevait. Le vent les faisait onduler, lui provoquait des frissons. Peut-être n'était-ce pas le destin. Peut-être était-ce le vent. Ou le hasard. Cette brume violette naissante, elle, ne tenait pas du hasard, ça, c'était sûr. Elyna tendit la main vers celle-ci lorsqu'elle l'aperçut à ses côtés. Évidemment, elle la referma sur le néant. Une brume inquiétante mais aussi éphémère que la neige au soleil. Elle s'enroula autour des pieds de la professeure, glissa en direction puis le long de la canne du directeur de Serpentard. En haut de celle-ci, une main crispée. Elyna n'était pas la seule dérangée par cette situation. Quelque chose ne tournait pas rond. Mais la Black ne pouvait mettre les mots dessus, son regard attaché à la fumée colorée. Lui ne semblait pas encore l'avoir vue. Mais il l'avait sentie. Ils l'avaient tous deux sentie. C'était ça, la cause de leur malaise. Pourquoi ? Comment ? Blâmer les élèves fut le premier réflexe du cerveau d'une professeure habituée au pire ; mais le cœur n'était pas d'accord. Le coeur lui soufflait de ne pas ignorer les signes. De ne pas écarter d'un simple geste de la main l'inattendu. Et le cœur l'emporte toujours. M. Tal Moundine...
Ses lèvres l'interpellait mais ses yeux restaient bloqués sur ce qui valait davantage que tous les mots réunis. Ils glissaient avec la brume, s'accrochant avec elle sur la cape verte du vieil homme, là où le mauve prit le pas sur le vert. Mauve pouvoir, vert espoir. Tous deux de puissants atouts. Le cœur d'Elyna battait à tout rompre, manifestation de son inconfort. Elle était obnubilée par ce qu'elle voyait, empêtrée dans une toile d'araignée invisible. Ses mots... Ils ne lui suffisaient plus. Mais qu'importe. Désormais, lui aussi avait dû remarquer le phénomène. Lui aussi allait avoir le lent réflexe de se tourner. Lui aussi allait être un instant pétrifié par la vue d'un cercle contre nature. Peut-être que lui aussi ferait un pas dans sa direction. Elyna, elle, fut même tentée de glisser sa main en son travers. Si elle avait été sur son balai, elle aurait traversé ce cercle comme n'importe quel autre obstacle. Mais, sur ses pieds, elle n'était qu'une jeune femme qui a perdu ses moyens. Une jeune femme qui n'était pas seule, cependant. La présence de son collègue brillait dans son dos. Le vert l'emportait sur le mauve. Elle n'avait pas besoin de se retourner pour le savoir. Elle-même n'avait pas de couleurs. Il n'était pas trop tard pour en choisir une. Eh bien... Vous avez l'habitude de ramener des phénomènes hors du commun avec vous ?
Qui se ressemble, s'assemble - Margaret
Le feu peut brûler - Catherine L'ancre et la voile - Proventus █ #476973 |
||
|
Directeur de maison Gardien des Lieux Chroniqueur VIPère Bienfaiteur du WHP Élu des Fantômes Les FPS de Noël ![]() ![]() 5e année
|
Titre : Re : L’ancre et la voile
Créé : 07/07/2025 à 01:41:22 * Elle n’avait pas répondu tout de suite, mais il avait senti, au ton même de son silence, que quelque chose avait changé. Non dans la scène autour d’eux, le vent tournait toujours, la brume flottait, la tour tenait dans toute sa hauteur, comme un défi lancé vers le ciel, mais chez elle. Une raideur différente dans sa posture, une attention glissée hors de sa peau, comme si ses yeux voyaient quelque chose qu’il ne pouvait percevoir. Elle ne le regardait pas, pas vraiment. Elle regardait autre chose. Quelque chose de précis, de localisé. Et quand lui s'était retourné, pour fixer la même chose qu'elle, il ne voyait que du vide, que le noir de la nuit en arrière-plan et que la tour silencieuse si ce n'était les quelques bribes de leur conversation qui se taisait, qui se laissait faire, doucement, hors des pierres du château. Il avait pivoté, pour voir ce dont la sorcière lui parlait. De quoi parlait-elle ? Quel élève trop imprudent avait osé le suivre pour qu'elle parle d'un phénomène hors du commun ? Mais il n’y avait rien. Ni lumière, ni forme, ni mouvement anormal, ni élève hors des dortoirs. Rien d’inhabituel à ses yeux. Et pourtant, dans son dos, il sentait son corps se contracter, le souffle plus court, l’arrière de sa nuque trop chaud, ses doigts serrés sans qu’il ne s’en rende compte sur le pommeau de sa canne. Ce n’était pas la peur, pas encore. Pas même un pressentiment clair. Juste un décalage. Un désaccord entre ce qu’il percevait et ce que son corps savait. Une absence de logique, une absence de contrôle. Cela le rendait malade. Pas physiquement, non. Mais intellectuellement. Spirituellement. Il détestait ne pas contrôler son entourage, son univers. Il fit un pas. Pas vers elle. Pas vers l’espace qu’elle fixait. Juste un pas pour se rappeler qu’il existait dans cette scène. Que c’était encore lui, Proventus Tal Moundine, qui choisissait ses gestes. Mais même ce pas-là lui sembla étranger, comme si ses chaussures effleuraient un sol qui n’était pas le même qu’en montant l’escalier. Il n’y avait rien de visible, et pourtant tout en elle disait que quelque chose était là. Sa respiration, ses yeux, même sa voix, quand elle reprit la parole; cette petite moquerie qui n’en était pas vraiment une. Il n'avait pas l'habitude de regarder ce qu'il ne pouvait voir. Il tourna lentement la tête, puis l’autre. Il guetta les ombres, la pierre, les cieux. Rien. Et cela ne faisait qu’aggraver son trouble. Il savait qu’un phénomène magique pouvait se dissimuler. Il en avait étudié des dizaines, avait lu des traités entiers sur les illusions profondes, les mirages enchantés, les enchantements dimensionnels. Mais ce n’était pas ça. Il n’y avait pas de magie dans l’air, pas de trace, pas d’aura identifiable. Il n’y avait qu’un vide plein, qu'une présence absente. Il jeta un regard à Elyna, encore. Elle était fixe, captivée. Elle voyait quelque chose. Pas symboliquement, comme si elle comprenait quoi que ce soit. Elle voyait vraiment. Et lui non. Lui, qui avait passé sa vie à chercher des portes, des seuils, des traces d’anciens pouvoirs, des marques dans la pierre ou dans les textes. Elle, c’était elle que quelque chose avait choisie. Ses lèvres se pincèrent. Il ne savait plus s’il était vexé, inquiet ou simplement fatigué. Il savait juste qu’il ne pouvait pas bouger, pas fuir, pas détourner l’attention. Et qu’il ne pouvait pas prétendre qu’il contrôlait la suite. Il n’y avait plus de suite écrite. Mais la courbe était en train de naître. Un arc violacé, flou, tournoyant lentement sur lui-même, comme s’il se formait à partir du souffle même qu’ils expiraient. Une magie invisible à ses yeux, mais que la nuit semblait accueillir sans résistance. Elyna la voyait. Elle seule. Il n'était pas destiné à voir ce qu'elle voyait. Il serra la mâchoire. Puis, simplement, une tentative, timide, presque inquiète, de ramener le réel à portée de voix. * Mademoiselle Black ? Que se passe t'il ?
* Mais la réalité s’était déjà déplacée. Et ce n’était plus lui qui en fixait les règles. * Famille, Devoir, Honneur Fier parrain de Forrest Ironbark et de Khanos Derrick, ce petit impertinent !
![]() Avatar par Willow ! |
||
Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs
Vous avez besoin d'aide ? Rendez-vous dans la FAQ
Partenaires :
Écoles de Magie : Mana Wyrd - Hogwartsnet
Monde Magique : Fédération du Quadball Français - La Gazette du Sorcier - Wiki Harry Potter - Obscurus Presse - Mimble Mimbus - La Charte du Fandom
Autres : Annuaire google
Toute reproduction en totalité ou en partie est interdite.
Les images et les noms relatifs à Harry Potter sont une propriété de la Warner Bros Corp. et J.K. Rowling.
© 2009-2025 Twelve Grimmauld Place - © 2016 Design par Wilde et Milk Mélon - Mentions légales
Optimisé pour Firefox 4, Google Chrome 6, Safari 5 et Opera 10.5